L’opinion des français en matière de santé

%

IMPORTANT

%

NÉCESSAIRE

%

POSSIBLE

Pour 8 Français sur 10, les questions de santé n’occupent pas une place assez importante dans le débat de l’élection présidentielle de 2017, selon un sondage sur l’avenir du système de santé réalisé par Ipsos pour le think-thank LIR Imaginons la santé. « Or, les candidats auraient torts d’ignorer ce sujet », met en garde Brice Teinturier, directeur général d’Ipsos France.

Aujourd’hui, pour nos concitoyens, le principal atout de la France réside toujours dans la qualité et la sécurité des soins du système de santé… mais ils sont profondément préoccupés de son évolution. La moitié d’entre eux craignent notamment que leurs enfants soient moins bien soignés qu’eux-mêmes. Cette inquiétude grandissante les mène à attendre des changements rapides. Ils sont ainsi 69 % à estimer qu’il est nécessaire de réformer le système de santé dès le prochain mandat présidentiel (pour 45 %, il s’agit même d’une urgence). Pour autant, la moitié d’entre eux ne fait confiance ni à la droite ni à la gauche pour mener cette réforme.

En cas d’absence de réforme lors du prochain quinquennat, 90 % des personnes interrogées redoutent un déremboursement de nombreux traitements, une augmentation du reste à charge, le développement d’une médecine à deux vitesses et une augmentation du délai d’accès aux soins.

D’ores et déjà, les Français considèrent que la situation est préoccupante en matière d’accès aux soins : plus de la moitié critique l’accès aux médecins spécialistes et le parcours de soins à l’hôpital. La disponibilité et l’écoute des soignants tout comme l’accessibilité du médecin généraliste demeurent en revanche satisfaisantes. Même si l’accès au médecin traitant s’est détérioré le soir et le week-end pour 63 % d’entre eux.

Près de 7 Français sur 10 estiment qu’une réforme est possible sans qu’ils soient obligés de faire des sacrifices mais en organisant plus efficacement le parcours de soins.

Car pour la majorité des personnes interrogées, pas question de faire un effort financier supplémentaire, ni de couper dans les dépenses. Plus de 8 Français sur 10 pensent qu’on peut faire mieux avec autant ! Ils sont donc prêts à certaines évolutions. Tout d’abord, les Français sont bien plus en avance que les professionnels de santé ne le supposent parfois sur le partage des donnés. « Ils n’ont aucune réticence à partager leurs données de santé avec les soignants », souligne Brice Teinturier. Ainsi, trois quarts des participants acceptent que leurs données de santé soient accessibles à tous les professionnels de santé qui les suivent. Si l’assentiment à l’égard de l’utilisation des nouvelles technologies et des données numériques est aussi fort, c’est parce qu’ils estiment qu’elles sont un facteur d’amélioration de la sécurité des soins et un accélérateur de prise en charge.

Afin d’améliorer l’accès aux soins, la majorité d’entre eux soutiennent la délégation de tâches vers les infirmières (77 %), les opticiens (63 %) et, dans une moindre mesure, vers pharmaciens (55 %). En revanche, ils demeurent très attachés à leur hôpital de proximité. Ils ne sont que 37 % à accepter que les hôpitaux proches de chez eux soient fermés au profit de centres hospitaliers plus éloignés mais plus modernes. « Les politiques ne doivent pas sous-estimer cette résistance des Français », met en garde Brice Teinturier.

Françoise BARTOLI, Présidente du LIR

Pourquoi avoir lancé la démarche France Santé 2017 ?

Le thème de la santé est un sujet majeur pour tous les français mais souvent négligé lors des campagnes présidentielles : « think-tank » engagé dans la réflexion autour des questions de l’innovation, l’association LIR veut interpeler les décideurs et l’opinion publique en initiant un forum d’échange « France Santé 2017 » autour de 5 défis :

  1. Simplifier l’accès aux soins des Français pour que chacun bénéficie de l’excellence médicale et thérapeutique au bon moment, au bon endroit.
  2. Faire mieux avec autant en améliorant la qualité de la prise en charge, en tenant compte de l’environnement des individus.
  3. S’appuyer sur les nouvelles technologies et la santé numérique, favoriser les idées neuves.
  4. Éviter ou retarder l’arrivée de la maladie en impliquant plus les citoyens dans leur parcours de santé.
  5. Soutenir la recherche et la médecine du futur pour faire de la santé un secteur économique envié.

L’objectif est, à partir de données factuelles et référencées, d’alimenter la réflexion santé de tous les candidats à la présidentielle !
Nous espérons ainsi démontrer aux futurs candidats à la présidentielle que la transformation de notre système de santé peut être abordée, réfléchie et traitée de manière positive.